Les maux en mots …

 

Certains chevaux de l’élevage sont nés avec des pathologies ou en ont déclaré avec le temps. Afin de mieux comprendre ces maux je vous les notifient en mots…

– l’Emphysème & ALIZéE, ALIZéE & l’Emphysème…

 ( origine souvent mal déterminée, cela peut être dû à une exposition à la poussière,  aux moisissures, aux pollens, une inflammation, une fragilité génétique, …)

Comparable à l’asthme chez l’humain.

il se caractérise par des difficultés respiratoires, autrefois cette maladie avait le nom de pousse. Car le cheval, ayant du mal à respirer, il expire en « poussant » volontairement avec ses muscles abdominaux. Cette expiration se fait en deux temps :  un temps dit normal et le second où les muscles poussent pour faire sortir l’air. On observe également des naseaux dilatés, et un essoufflement ( … )

Emphysémateux ?

Obstruction des petites bronches et des bronchioles ( dû au mucus qui s’est accumulé dans les poumons ),  qui  diminue le passage de l’air.

L’emphysème est une maladie incurable. Lors des épisodes aigus, un traitement est indispensable. Chaque crise aggravant la situation.

Pour le soulager, il faut éviter que le cheval respire de la poussière, éviter tout gaz irritant, bien alimenter son cheval avec  des fourrages secs sans moisissure ni poussière. Le foin peut-être mouillé ou trempé.  Des grains de qualités et pour éviter toute poussière, généralement humidifiés.

Au travail :

Pour ma part, j’ai pris la décision de ne plus la faire travailler ( et puis, elle n’est plus toute jeune la demoiselle ), mais si le cheval est maintenu au travail, il faut l’adapter à sa forme ou méforme du jour.

Alizée est traitée avec des plantes pour la soulager et améliorer au mieux son quotidien.

 

– le syndrome de Shivers & NéPAL, NéPAL  & « Shivering »…

Shivers = « frisson » en anglais,  se réfère à un problème de santé neuromusculaire chronique.

Bien que décrit depuis de nombreuses années, il est très mal connu.

Au Royaume-Uni, le shivering est classé parmi les maladies héréditaires dans le Horse Breeding Act depuis 1918.

 Signes :

Les tremblements sont difficiles à détecter, puis cela s’amplifie avec l’âge.

On a l’impression que le cheval arrache son postérieur vers l’extérieur lorsqu’on le lui demande pour le curer, il le lève brutalement, le soutient fléchi, tremblant et écarté du corps, il est incapable de le poser. Cette posture dure de quelques secondes à quelques minutes. Le membre revient lentement.

Ces symptômes sont identiques lors de  la demande de reculer ou de tourner serré avec de nouveaux spasmes si on lui redemande de reculer. La queue s’élève de façon variable.

Il s’agit de  spasmes musculaires ou des mouvements saccadés du bassin, d’un ou des postérieurs et de la queue. Aucun signes lorsque le cheval avance.

 Les signes sont exacerbés sur des surfaces glissantes ou pentues, ainsi qu’ avec le stress et l’excitation. Il existe d’autres facteurs aggravants : le froid, le transport, la douleur, l’exercice inhabituel (courbatures), … .

D’après mes lectures car Népal n’en ai pas là pour l’instant, la maladie progressant, on constate souvent une faiblesse musculaire des membres postérieurs, puis une atrophie musculaire de la cuisse. Les membres deviennent rigides et le cheval préfère se tenir avec les jarrets plus écartés que la normale.

Causes ???

L’origine exacte est indéterminée. Différentes hypothèses on été émises, la lésion nerveuse serait la plus probable quelque soit l’origine :

– origine nerveuse:  dysfonctionnement dans le système nerveux central (possibilité d’atteinte des quatre membres et de la face); d’un défaut de neurotransmetteur.

– origine musculaire,

– origine génétique: composante héréditaire,

–  origine ostéo-articulaire: ( hypothèse )  le shivering résulterait de lésions d’ostéoarthrose touchant la colonne vertébrale, avec une compression sur la racine des nerfs.

 Traitements

Il n’y a à l’heure aucun traitement.

L’ostéopathie peut avoir des effets bénéfiques dans certains cas.

Tous les facteurs aggravants doivent être supprimés ou minimisés.

Le cheval ne doit pas être inactif ni avoir froid : vie au pré et couverture en hiver sont indiquées. Il faut éviter les douches froides des membres, faire très attention lors des transports, éviter le stress. Ne doit pas être réprimandé parce qu’il ne donne pas correctement ses pieds, et ne doit pas être contraint pendant la durée du spasme.

Le travail doit être quotidien et régulier, la détente soignée, efforts violents inhabituels évités. Il faut adapter les exercices aux possibilités du cheval (attention aux transitions d’allures violentes, deux pistes, reculer).

Aider les articulations en évitant la surcharge pondérale et en donnant des compléments adaptés  (ex.: harpagophytum, fonctionne pour toutes les espèces animales comme humain).

Le pied nu peut apporter un mieux-être.

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